24 février 2010

Océans, le nouveau film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud


Présentation :

Le producteur et réalisateur français Jacques Perrin, de son vrai nom Jacques André Simonet, né le 13 juillet 1941 à Paris et Jacques Cluzaud réalisateur de fictions pour la télévision, nous emmènent cette fois, après 3 ans de tournage sur plus de 50 lieux des mers du globle, dans les fonds marins.

Histoire :

Faire le plein d’émotions et en avoir plein les yeux, comme filer à 10 nœuds au cœur d’un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire, le film Océans, c’est être poisson parmi les poissons. Après Himalaya et Le peuple migrateur, Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au cœur des océans et de ses tempêtes, pour nous faire redécouvrir les créatures marines connues, méconnues, voire ignorées. Océans s’interroge sur l’empreinte que l’homme impose à la vie sauvage et répond par l’image et l’émotion à la question : « l’Océan ? C’est quoi l’Océan ? »
Un film époustouflant, filmé au quotidien comme aucun cinéaste ne l’avait fait auparavant. Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, jugez plutôt : quatre ans de tournage, dix-huit caméras sous-marines, cinquante sites visités et la collaboration de deux cents scientifiques, et un budget monumental de plus de 40 millions d’euros pour l’un des trois films français les plus chers de l’année.
A savoir :

Pour Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, il fallait rendre ce rêve accessible, en le faisant et en le filmant, au plus près des animaux, sans les déranger. Ce nouveau film qui est sorti sur les écrans le 27 janvier 2010 a pour ambition de nous faire pénétrer dans la magie du monde marin.
L’année 2010 est également l’année de la diversité, au cours de laquelle le Census of Marine Life (Centre d’études de la vie marine), qui a travaillé en étroite collaboration avec l’équipe du film, doit publier le premier recensement des océans, résultat de dix années de recherches.

23 février 2010

Calamité naturelle à Madère

Je n’en croyais pas mes yeux en regardant à la télévision les images de ces inondations monstrueuses, ces pluies torrentielles qui ont ravagé une île, véritable joyau serti dans un océan réputé agité. Et pourtant, l’île a toujours joui de la faveur des cieux, à une ou deux exceptions près dans son histoire.
J’y étais il y a moins de trois ans, au début du mois d’avril. Il y a là bas un bel hôtel qui s’appelle le Reeds où Winston Churchill aimait à se retirer pour peindre, jouir du soleil et du beau ciel bleu, ce qui le changeait de sa grand Bretagne nuageuse.
Et voici que ce beau conte de fée s’effondre et s’évanouit. Plus de quarante morts, vous rendez- vous compte ? Et encore, heureusement que cette région, très montagneuse, met la vieille ville à l’abri de la montée des eaux mais pas de coulées de boue, hélas.
C’est à Madère que j’ai pu admirer et humer le parfum des plus belles fleurs au monde. C’est encore là bas, qu’en empruntant le téléphérique, j’ai pu admirer le plumage d’oiseaux absolument exotiques. Quelle île, quelle beauté.
Et je n’aurai garde d’omettre la gentillesse des gens ; ces venelles paisibles qui n’existent plus dans l’Europe de l’ouest, ces vieux magasins qui rappellent les années soixante et toute cette population qui parle français, ce qui remonte à l’époque où toutes les gardiennes et concierges de nos immeubles parisiens venaient du Portugal.
Mais je m’en tiens là car mon train ne va pas tarder à partir et mes étudiants m’attendent. Que Madère panse vite ses blessures et que cette île de rêve retrouve son lustre d’antan.
Pierre Emerhach
Tribune de Genève

Le bilan des inondations

Trois jours après les pluies torrentielles, les inondations et les coulées de boue qui l'ont dévastée, faisant 42 morts et 32 disparus selon un bilan encore provisoire, l'île de Madère se demande si elle n'a pas payé, en l'espace de quelques heures, le prix fort de son miracle économique.
Au cours des trois dernières décennies, cet archipel portugais situé dans l'Atlantique, à 500 kilomètres au large des côtes du Maroc, est passé de l'extrême pauvreté à la prospérité. Grâce aux 800 000 touristes qui y séjournent chaque année, la "perle de l'Atlantique" a vu son revenu par habitant dépasser de 25 % la moyenne nationale.
Outre le développement urbanistique, une étude de l'université d'Aveiro (Portugal) soulignait récemment les risques liés à la déforestation. Baptisée "l'île boisée" lors de sa découverte en 1419, Madère a perdu dès le siècle suivant l'essentiel de sa forêt au profit de cultures. Les chercheurs d'Aveiro réclamaient un plan de reforestation : "Il serait opportun de repenser la lutte contre la désertification des montagnes, afin de diminuer les conséquences des inondations et d'augmenter les réserves hydriques", écrivaient-ils.
Dans l'immédiat, Madère commence à soigner ses plaies, dans la crainte de voir le bilan humain s'alourdir encore. Mardi matin, les sauveteurs concentraient leurs efforts sur le parking souterrain encore inondé d'un centre commercial de Funchal à la recherche de personnes disparues. Hors de la capitale, ce sont les localités de la côte ouest qui suscitaient le plus de préoccupations. Des centaines de riverains ont été évacués par crainte de nouveaux éboulements dans une zone où des tronçons entiers de l'autoroute qui fait le tour de l'île se sont effondrés.
Le gouvernement portugais a décrété trois jours de deuil national, et le président de la République, Aníbal Cavaco Silva, devait se rendre sur l'île, mercredi 24 février, pour témoigner sa solidarité à la population. Lisbonne a aussi annoncé qu'elle solliciterait le Fonds de solidarité de l'UE pour la reconstruction. "Nous devrions pouvoir apporter un soutien significatif", a répondu le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Le Portugal avait bénéficié de ce Fonds après les incendies de forêt catastrophiques de l'été 2003, alors que M. Barroso était premier ministre.

LE MONDE 23.02.10 14h35 (abrégé)

Scènes de désolation à Madère, sous les gravats et les coulées de boue















Au moins 38 morts dans des inondations à Madère






Les intempéries qui ont frappé samedi l'île portugaise de Madère, en particulier Funchal, la capitale, ont fait au moins 38 morts, selon les déclarations, dimanche matin à la presse, du secrétaire régional aux affaires sociales, Francisco Ramos. "Nous allons continuer la recherche de corps, nous attendons les équipes qui doivent arriver du continent pour continuer à travailler sur le terrain", a-t-il ajouté.

Selon les chiffres du gouvernement régional de Madère, au moins 101 personnes ont également été blessées dans les intempéries qui ont provoqué inondations et glissements de terrain. On ignore dans l'immédiat si des touristes figurent parmi les victimes. Environ 250 personnes sont sans-abri, a indiqué la Protection civile sur son site Internet.

CONDOLÉANCES FRANÇAISES

Le président Nicolas Sarkozy a adressé dimanche ses condoléances à son homologue portugais, Aníbal Cavaco Silva. "En ces heures de deuil, de souffrances et de pertes, pour Madère et pour le Portugal, je tiens à vous faire part de mes condoléances les plus attristées et à vous assurer de la solidarité du peuple français à l'égard du peuple portugais", déclare-t-il dans une lettre à son homologue.

Dimanche matin, un avion C-130 de l'armée portugaise devait quitter Lisbonne pour Funchal, avec à son bord une équipe cynophile, des plongeurs ainsi que des médecins légistes. Le premier ministre José Sócrates s'est dit profondément choqué, samedi, par l'ampleur de la catastrophe et les autorités ont promis une aide à la région autonome.Des pluies torrentielles et des rafales de vent dépassant les 100 km/h ont en outre provoqué d'importants dégâts matériels sur l'île située à 900 km au sud-ouest du Portugal et environ 500 km des côtes africaines.La télévision a montré des torrents d'eau et de boue envahissant les rues de Funchal, renversant des voitures et déracinant des arbres.

17 février 2010

La Francophonie célèbre son 40e anniversaire: la diversité au service de la paix


En 2010, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) fête ses 40 ans. Cet anniversaire sera marqué par l’inauguration par Nicolas Sarkozy, Président de la République française et Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, le 20 mars, de la Maison de la Francophonie, le nouveau siège de l’Organisation dans le 7e arrondissement de Paris, mis à disposition par l’État français.


Les 200 millions de locuteurs de français dans le monde et les 70 États et gouvernements de la Francophonie, qui totalisent une population de 870 millions d’habitants, s’associeront à la célébration de cet anniversaire placé sous le signe de « La diversité au service de la paix », par un programme pluriel, culturel et festif qui se déroulera le 20 mars et se prolongera tout au long de l’année dans l’ensemble de l’espace francophone, jusqu’à la tenue du XIIIe Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie prévu à Montreux (Suisse), à l’automne 2010.


L’Organisation internationale de la Francophonie née le 20 mars 1970, date de la signature du Traité de Niamey initié par Léopold Sédar Senghor, Habib Bourguiba, Hamani Diori et Norodom Sihanouk, est fondée sur le partage de la langue française et des valeurs universelles. Elle a fait de la reconnaissance et de la promotion de la diversité des cultures des pays francophones un facteur de dialogue et de paix au service du développement.


De 21 États et gouvernements membres fondateurs en 1970, l’OIF regroupe aujourd’hui 56 membres et 14 observateurs, des États et gouvernements appartenant à toutes les régions du monde : Afrique, Asie-Pacifique, Caraïbe, Europe occidentale et orientale, Amérique. Le dialogue, la concertation et la solidarité entre ses membres, fondés sur l’usage d’une langue commune, le français ; les actions politiques en faveur de la démocratie, des droits de l’Homme et de la paix par la prévention des conflits et la solution des crises ainsi que les actions de coopération pour le développement dans les secteurs de la culture, de l’éducation et du développement durable lui confèrent aujourd’hui une place reconnue parmi les organisations internationales agissantes.


Le programme des célébrations à Paris et dans le monde sur http://www.20mars.francophonie.org/ et http://www.francophonie.org/