24 novembre 2008

Pour que tout se passe bien avec les sorties de vos ados !



Le réveillon du 31, les sorties des vacances, c’est l’occasion pour les plus grands de demander permission sur permission.


A l'adolescence, les jeunes demandent plus d'autonomie. Ils veulent se prendre en charge et nous, parents, devons trouver un difficile équilibre entre confiance, peur et surveillance. Mais comment réagir face aux multiples demandes de permissions de cette fin d’année ? Bien sûr, il y a le réveillon du 31, mais aussi les sorties chez les copains, aller dormir chez des amis, partir entre jeunes…. Comment leur donner une certaine liberté tout en conservant notre tranquillité d'esprit ?

Ma fille de 15 ans veut aller passer les fêtes de fin d'année chez une amie, alors que c'est le seul moment de l'année où nous nous retrouvons tous en famille… L'adolescence est l'âge où l'on préfère la compagnie des amis plutôt que celle des parents. Le problème s'intensifie donc pendant les fêtes, propices aux réunions de famille. Les conflits s'exacerbent plus ou moins selon l'importance que revêtent ces célébrations pour les familles. Le plus simple est de proposer à votre fille qu'elle invite son amie pour les fêtes et si elle tient absolument à passer une soirée hors de la maison, négociez selon vos traditions familiales : peut-être pourrait-elle rester à Noël avec vous et se rendre chez son amie pour le Jour de l’An ?

Mon fils a 16 ans, il sort de temps à autre le soir et j'ai énormément de mal à lui faire respecter l'heure du couvre-feu… Vous n'avez pas à vous ronger les sangs quand il sort ! Négociez avec lui l'heure de retour selon vos inquiétudes et vos principes. Le téléphone portable peut s'avérer utile en permettant à votre fils de vous joindre en cas de retard ou de problèmes, et à vous de rester en contact avec lui. Pour une plus grande sécurité, assurez-vous que le retour sera fait dans de bonnes conditions : allez le rechercher ou renseignez-vous pour savoir si un des parents fait la navette. Plutôt qu'une voiture inconnue, vous pouvez aussi lui confier la somme nécessaire pour prendre un taxi.

Ma fille de treize ans insiste pour aller dormir le week-end chez des amies. Je ne suis pas très rassurée, je ne les connais pas… La situation est plus sécurisante si vous connaissez les amies en question et leurs parents, cela peut aussi faciliter le retour dans certains cas. Sinon, assurez-vous de la présence des parents, n'hésitez pas à leur téléphoner pour leur signaler certains points qui vous semblent importants comme l'heure à laquelle votre fille est censée dormir, les devoirs… Si ces précautions ne vous rassurent pas, invitez d'abord les amies à dormir, cela vous permettra de les rencontrer et d'établir un contact avec leurs parents.

Pour ses 17 ans, mon fils me demande de l'autoriser à passer une semaine à la campagne avec ses amis sans aucun parent… C'est une épreuve de confiance. Rencontrez les amis qui l'accompagnent, contactez les parents qui prêtent la maison, négociez le moyen de transport (le train va souvent plus vite que la voiture et vous évite les angoisses de la route). Ne pensez pas que, parce qu'il est loin de vous, il se retrouvera désemparé ou sans défense : votre fils a intériorisé les valeurs que vous lui avez transmises depuis son enfance. Et en cas de problèmes, il s'adaptera aussi en fonction de son expérience extra-familiale. Par contre, il doit savoir qu'il peut compter sur vous quoi qu'il arrive. C'est un soutien et un garde-fou efficace.

18 novembre 2008

L'appel - Nous sommes des enfants de sans papiers


Un sans-papier, c’est quelqu’un qui n’a pas de carte de séjour même s’il est en France depuis longtemps.

Comme beaucoup d’entre vous, nos parents sont venus d’ailleurs.Ils ont fui la violence, la misère.

Ils sont venus pour travailler et nous donner une vie meilleure Certains d’entre nous sont nés ici. Avec ou sans papiers la France est notre pays.

On vit dans des hôtels meublés, des appartements, des chambres où on s’entasse.

Tous les jours on a peur. On a peur que nos parents soient arrêtés par la police quand ils vont au travail, quand ils prennent le métro. On a peur qu’on les mette en prison, que nos familles soient séparées et qu’ils nous renvoient dans des pays qu’on ne connaît pas.

On y pense tout le temps. A l’école aussi. Est ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ?

L’été dernier nos parents et nous, on a eu l’espoir d’avoir enfin des papiers. On a fait des dossiers, on a passé des jours et des nuits à faire la queue devant des préfectures. On s’est inscrit dans des bureaux. On a cru qu’on serait régularisés, que le cauchemar serait terminé. On remplissait tous les critères, mais on nous a dit : non.

Nous sommes venus à visage découvert avec nos noms, nos adresses. Ceux qui ont eu leurs papiers avaient le même dossier que nous. Et pourtant on nous a dit : non. Arbitrairement.

Maintenant on est en danger et on doit se cacher. Pourquoi cette injustice ?
Nous ne voulons plus vivre dans la peur. Nous voulons que la France nous adopte. Nous voulons être régularisés.

Laissez nous grandir ici.

17 novembre 2008

Livre: Le journal d'une enfant sans papiers


Elle a débarqué d’Angola à Paris en 2000. Son journal intime, commencé à 13 ans, raconte la vie d’une famille sans papiers. La pauvreté, la peur, mais aussi la volonté d’être comme les autres. Poignant.

Marie Claire : Qu'espérez-vous de votre livre ?

Loriane K. : C'est la première fois qu'un enfant donne son point de vue sur la réalité des sans-papiers. J'espère qu'il va changer le regard des gens.

Votre famille est enfin régularisée, en quoi votre vie a changé ?

Un grand ouf. On a enfin cessé d'avoir peur que mon père soit arrêté sur le trajet de son travail et expulsé, qu'on soit séparés, surtout. Mais plein d'autres soucis sont arrivés. Nous vivons toujours à cinq dans 30 m2. Mon père a gardé son emploi sur les chantiers, mais en étant déclaré, il ne fait plus d'heures supplémentaires, nous avons encore moins d'argent qu'avant...

Si vous vous retrouviez en face de Nicolas Sarkozy, que lui diriez-vous ?


Je lui demanderais de lire mon livre. Il comprendrait alors ce qu'il doit faire pour les immigrés. Sinon, c'est qu'il est insensible.

Que peut-on vous souhaiter ?

D'avoir un copain, plein d'argent (rires)... Ce qu'on peut souhaiter à une ado comme les autres. D'obtenir la nationalité française, aussi ; sinon je n'aurai jamais le droit de voter. En attendant, je vais aux manifestations. C'est un droit qui n'existe pas en Angola, c'est aussi une manière d'être totalement française.


« Chemins clandestins. Le journal d'une enfant sans papiers », de Loriane K. (éd. Privé, 17,50 €), en librairies le 18 septembre.

Les valeurs européennes - Un jeu d'enfants

Les valeurs européennes? Un concept pompeux. Mais lorsqu'elles sont transmises par un enfant de dix ans utilisant les termes des adultes, le résultat n'est pas que drôle, tout semble alors simple et naturel.

La paix? La dignité humaine? La liberté? La protection de l'environnement? La répartition équitable des revenus?

Laissez-les vous expliquer par des enfants.

Femmes en résistance


Ce montage est dédié aux femmes de tous les pays: résistantes mais aussi en lutte pour leurs droits fondamentaux. Bien sûr, j'aurai pû en mettre encore des dizaines, voire des centaines d'autres...tellement les luttes sont multiples et variées..mais en voilà quelques unes (connues ou anonymes), sans oublier les autres...

Voilà quelques noms de ces femmes. Au milieu de femmes résistantes,femmes qui se sont battues pour le droit de vote,l 'avortement, l'exision... femmesbirmanes, afghanes, soudannaises, rwandaises, corses (du manifeste pour la vie), sénégalaises, iraniennes, malgaches,tibétaines..

Il y a danielle Casanova, benazir Butho,simone de Beauvoir,angéla Davis,lucie Aubrac, rigoberta Menchu,ayour Idrissali,anna Polihoskaia,oum Nidal Farat,gisèle Halimi,indira Ghandi,marie Curie,geneviève De Gaulle Antonioz,louise Michel,cécile Brunshvieg, suzanne La Core,irène Joliot- Curie,iran Faribamahajer,marie-claude Vaillant Couturier,simone Veil,rosa Parchs,zeinar Peighambarzadef,Thikra (étudiante.bassorah),katoucha Niane,ingrid Betancourt,jéromine Benielli,victoire Canale Demailly.

Merci encore pour les commentaires.

16 novembre 2008

L'or de nos vies, Fight Aids Monaco

FIGHT AIDS MONACO prend son envol en juillet 2004, avec pour mission :

- Informer

- Prévenir

- Soutenir

La possibilité donnée aux personnes de se protéger en situation de risques procède de l’information minimum.

Informer, c’est permettre à chacun d’obtenir les éléments nécessaires à sa réflexion pour déterminer une attitude, un choix, une action…C’est connaître la réalité de l’épidémie du sida, les risques de contamination…Prévenir, c’est permettre à chacun de pouvoir être en mesure de se protéger et/ou de protéger son(sa) partenaire d’une transmission du vih. C’est connaître les modes de contamination, mais c’est aussi et surtout être capable de savoir quand est nécessaire l’utilisation d’un préservatif, et/ou un test de dépistage, et/ou d’avoir un suivi médical.

C’est dans cette même démarche que FIGHT AIDS MONACO accueille les personnes touchées par le virus du sida afin qu’elles puissent trouver une attention, une écoute, une réponse, une aide psychologique voire matérielle à leurs problèmes.

Les principes fondamentaux de confidentialité, de respect et de non jugement, sont à la base de toute action de l’association.

Abbé Pierre, la voix des sans voix



TF1 rend hommage à l'abbé Pierre et retrace sa vie, ses combats, à travers un documentaire exceptionnel commenté par Patrick Poivre d'Arvor : " L'Abbé Pierre, la voix des sans voix ".


Regardez-le en cliquant ici.

Solidarité, on en a tous besoin!

Un spot de 30 secondes, réalisé à l'occasion du premier anniversaire de l'abbé Pierre, a été diffusé sur l'ensemble des chaînes nationales.

Si vous l'avez manqué, vous pouvez le visionner ici.

Agissons, parce qu'ensemble, on peut refaire le monde!

Soeur Emmanuelle, une vie dédiée aux plus pauvres

Soeur Emmanuelle s'éteint à 99 ans, après une longue vie dédiée aux plus pauvres.

La France des couleurs, Idir

Accompagné de nombreux artistes : Amine , Leslie, Sniper , Yannick Noah ... , Idir nous présente "La France des couleurs".

Un morceau engagé pour une "France métissée qui défendra les couleurs de la France". Entre rap, slam et reggae, Idir n’a rien perdu de son sens de la mélodie.

Même si les chansons restent une questions de goût, je vous invite à chanter en cliquant ici

Légendes d'automne

14 novembre 2008

Journée Internationale de la Francophonie


Le droit au respect de la vie privée, en quoi consiste-t-il ?


Les droits de la personnalité n’ont véritablement commencé à être garantis qu’aux alentours des années 60 et uniquement par la jurisprudence car, pour que le code civil consacre ces doits primordiaux, il a fallut attendre une loi de 1970 ! Aujourd’hui la protection de l’intégrité morale de la personne est assurée par le droit, au titre de ces droits de la personnalité, sous la forme d’un droit nommé droit au respect de la vie privée.


Quel est le principe de ce droit ? Ce droit repose sur le principe selon lequel tout individu a droit à une vie privée qu’il peut soustraire au regard d’autrui. Le problème, c’est que cette liberté a en tout temps été fragile et menacée, et elle l'est aujourd’hui plus que jamais face à la surmédiatisation et le développement de nouvelles techniques d’investigation toujours plus performantes !


Mais si le Code civil énonce que chacun a droit au respect de sa vie privée, quelle est l’étendue de ce droit ? Et bien pour le savoir il s’agit de déterminer ce que le Code civil entend par vie privée.


Et là, l’ennui est que la notion de vie privée n’est pas définie par la loi, les textes de droit énoncent simplement ce que la vie privée n'est pas : la vie publique.


A partir de là il a fallu aux juges déterminer ce qui était du domaine de la vie privée et ce qui ne l'était pas.


Aujourd'hui, le droit français a estimé que la vie privée englobait la vie familiale et conjugale, la vie quotidienne à domicile, l’état de santé de la personne, sa vie intime, amoureuse, ses relations amicales, ses loisirs ainsi que sa sépulture. Voilà donc ce que le droit entend par vie privée, une notion qui reste tout de même assez vague et qui, pour certaines personnes ne pose pas vraiment de problème, alors que pour d'autres elle devient délicate à délimiter : lorsque l’indiscrétion commise l’a été au détriment d’une personne célèbre. On voit tous les jours dans les journaux et magazines des renseignements et photos qui ont plutôt l’air d’être d’ordre privé, mais malheureusement pour eux, il ne leur est pas toujours possible de se protéger des indiscrétions de la presse qui, pour sa part, soutient que le droit à la vie privée se heurte à la liberté de la presse.


Quelles sont les sanctions d’une atteinte à la vie privée ? C’est le juge qui déterminera souverainement s'il y a ou non atteinte à la vie privée : l’auteur de l’atteinte encours alors deux sortes de sanctions civiles qui peuvent d’ailleurs lui être appliquées cumulativement :


* La réparation en argent à titre de dommages et intérêts, si l'atteinte a été consommée, c’est à dire pour des photos par exemple, si elles ont été publiées;


* La seconde sanction civile a surtout été prévue dans les cas où l’atteinte n’a pas encore été consommée, c’est à dire des photos ou informations personnelles non encore publiées.La sanction vise alors à empêcher la publication. Enfin, il existe aussi des sanctions pénales aux atteintes à la vie privée : l’auteur peut encourir l’emprisonnement et une amende conséquente. C'est le cas par exemple pour avoir enregistré ou photographié puis fait publier les images d’une personne qui se trouve dans un lieu privé, sans son consentement.

Mon père, ma mère, mes embrouilles... et moi !

Etablir un contact devient de plus en plus difficile. La moindre réflexion tourne à la dispute et vos questions restent sans réponse.

La plupart des parents sont en fait bien conscients des transformations qui s’opèrent en vous mais ne savent pas toujours comment s’y prendre pour que ce changement de cap se passe bien. Et puis il y a ceux qui ne se font pas à l’idée de perdre leur "bébé", de le laisser voler de ses propres ailes et qui continuent à le couver, voire à l’étouffer. Mais il faut rappeler que les mentalités ont bien changé depuis leur propre adolescence.

Parler de sexe ou de drogue chez eux n’était à l’époque même pas concevable dans la grande majorité des familles. Ils ont cependant vécu comme vous des "épopées" sentimentales qui se sont plus ou moins bien terminées. Ce qu’ils souhaitent surtout c’est que vous ne viviez pas les mêmes déceptions, qu’elles viennent du coeur ou des études. Ils essaient de vous protéger, mais ils oublient que vous avez à faire vos propres expériences. Si vos parents vous rabâchent sans cesse les oreilles avec les études, c’est parce que les diplômes ouvrent de nombreuses portes. Ils prennent cette opportunité comme une aubaine et souhaitent absolument que vous réussissiez.

Il est vrai qu’ils en oublient que votre petit coeur réclame autre chose que l’affection parentale et que vos hormones s’agitent. Ce n’est pas réellement un oubli, c’est plus une précaution. Ils ne veulent pas que vous souffriez et vous protègent. Cette attention se révèle cependant étouffante et invivable pour la plupart des adolescents. L’idéal serait de réussir à mettre en place un dialogue ou du moins un échange d’idées pour améliorer cette situation. Ce n’est certes pas évident. Mais alors, pourquoi ne pas tout simplement leur demander comment ils étaient à votre âge, quelles histoires ils ont vécu, et se baser alors sur une complicité qui peut parfois se révéler amusante. Ils ont tellement de choses à vous raconter ! Et puis parler de leurs petites mésaventures passées se révélera plus facile pour eux que d’embrayer directement sur des sujets dits "tabous". Ça leur permettra également de revivre certains moments agréables et de vous les faire partager. Il est de toute façon bien rare que les parents n’aient rien à raconter, et s’ils hésitent, c’est tout simplement parce qu’ils sont gênés.

Montrez-leur que vous avez grandi et que vous êtes désormais capable de les comprendre. Mais les efforts à faire pour améliorer l’ambiance "à la maison" doivent être fournis par les deux parties, c’est-à-dire par vos parents mais aussi par vous-même. Soyez un peu compréhensifs s’ils vous fixent un couvre-feu à 23H et au lieu de râler, tentez plutôt d’engager une petite négociation. Ils s’inquiètent pour le retour ? Demandez-leur de venir vous chercher, il n’y a aucune honte à ça. De même s’ils vous interdisent de sortir tard la veille d’un contrôle de maths : pour obtenir un peu plus d’autonomie il vous faudra d’abord gagner leur confiance. Restez un peu avec eux avant de vous coucher et témoignez-leur vos inquiétudes pour le contrôle. Ils en seront ravis et entre nous ça vous permettra d’être plus efficace le lendemain durant l’épreuve. Ils considèreront très certainement vos efforts et vous accorderont quelques libertés supplémentaires pour le prochain week-end. Par la suite tentez de prendre de plus en plus souvent ce genre de décisions qui montrent que vous grandissez. Faites des deals et tenez-vous-y !

En leur montrant que vous êtes capable de gérer votre vie de façon autonome, tout en gardant en mémoire qu’ils sont là en cas de problème, ils réaliseront vraiment que vous changez de façon positive !

Au final, les parents ne sont pas les méchants et les "ados" non plus... Alors, à chacun de faire des efforts pour que tout se passe pour le mieux!

13 novembre 2008

Le monde tourne mal, Axelle Red

Les médias, ou la manipulation de l’opinion…

On a l’habitude d’appeler la presse le "quatrième pouvoir", les trois autres étant, bien entendu, le législatif, l’exécutif et le judiciaire.

Les grandes agences de presse et les publicitaires sont des éléments clés de la manipulation de l’opinion. Les premières constituent un oligopole de l’information mondiale : elles trient l’information, sélectionnent les nouvelles sur lesquelles l’attention des opinions publiques sera attirée et n’hésitent pas à passer des faits essentiels sous silence. Les journalistes ne peuvent traiter le plus souvent que l'information qu'on leur fournit. La nécessité de "coller à l'actualité" augmente encore considérablement la possibilité de se faire manipuler. Il ne reste plus dès lors qu’à effectuer des choix tactiques quant aux informations qui seront diffusées, quant à la manière dont elles seront propagées et quant à la façon dont elles seront commentées, de sorte que la réaction de l’opinion publique soit celle que l’on attend. De toutes façons, de telles décisions sont devenues une nécessité matérielle, vu la surabondance des informations disponibles.

Les publicitaires jouent, quant à eux, un rôle plus important encore. La publicité, en tant que telle représente, selon des études américaines, le facteur principal de l’évolution des mœurs ! La publicité permet notamment de faire passer des messages implicites, qui n’ont rien de commercial. De plus, les publicitaires peuvent également influencer indirectement la presse: ils constituent souvent la première ressource de médias perpétuellement en quête de moyens financiers.

En matière de médias, rien n’est innocent. Et le silence moins que tout.

10 novembre 2008

Mondialisation et globalisation


La mondialisation est aujourd’hui un phénomène incontournable des relations internationales ; elle représente le contexte global au sein duquel se comprennent les différentes tendances et lignes de force de la planète.

Sur le plan de la typologie, on peut distinguer quatre caractéristiques de cette évolution multidimensionnelle :

* sa dimension économique : le libre échange tend à s’imposer comme système dominant, les frontières économiques s’estompent ;

* sa dimension culturelle : on assiste à la rencontre des valeurs, des modèles de pensée et de comportement ;

* sa dimension politique : la mondialisation se caractérise par une reconfiguration du rôle de l’Etat, qui doit composer avec de nouveaux acteurs et faire face à de nouveaux enjeux ;

* sa dimension militaire : la tendance dominante est celle d’une régionalisation de la sécurité (OTAN, OUA), avec des réussites plus ou moins avérés, et l’existence de menaces transnationales (criminalité, terrorisme).

Mondialisation ou globalisation ? La distinction a-t-elle un sens, puisque l’une est la traduction française de l’autre, expression utilisée par les anglo-saxons ? Les interprétations varient, mais l’on peut en réalité donner un contenu différent à chacun de ces deux termes :

La mondialisation renvoie à l’idée d’une unification du temps et de l’espace. Elle est en quelque sorte l’ère géopolitique des années 1990, se caractérisant par le progrès scientifique et technologique ainsi que par la libre circulation des hommes, des marchandises, des idées, des capitaux. Elle participe en quelque sorte de ce que certains ont appelé « l’accélération de l’histoire » pour qualifier l’évolution rapide de la société internationale ;

La globalisation quant à elle suggère l’universalisation des enjeux, l’avènement d’un monde d’interdépendances économiques, politiques et sociales, et le recours nécessaire au multilatéralisme pour faire face à ces questions. Elle pose finalement la question de la mise en œuvre du principe de responsabilité de la communauté internationale.

Les deux termes sont la plupart du temps utilisés de manière indifférenciée sans que cela prête à conséquences. Il faut simplement retenir que la mondialisation et la globalisation rendent compte de la transformation, à l’œuvre actuellement, du système international, qui se partage entre souveraineté et interdépendance, expression du droit et de la puissance. La mondialisation véhicule un universel : la démocratie, les droits de l’homme, l’économie de marché… mais ne supprime pas les inégalités ni ne pacifie la scène mondiale. Elle tendrait même à complexifier l’expression de la violence et le schéma conflictuel, en multipliant les forces contradictoires. Les questions de la liberté et de la sécurité des personnes se posent en tout cas avec acuité, et concernent aussi bien les responsables politiques, économiques et militaires que ceux de la société civile, c’est à dire tous ces acteurs qui oeuvrent à la résolution des conflits et à la construction de la paix.

7 novembre 2008

Pourquoi apprendre le français?


Les langues, ça compte!


L’UNESCO invite tous ses partenaires à multiplier leurs activités propres afin de promouvoir et protéger toutes les langues, particulièrement les langues en danger, dans toutes les situations de la vie individuelle et collective.


Le 16 mai 2007, l'Assemblée générale des nations Unies proclamait 2008 Année Internationale des Langues. Les questions de langue étant au cœur du mandat de l’UNESCO dans les domaines de l’éducation, des sciences, des sciences humaines et sociales, de la culture ainsi que de la communication et de l’information, l’Organisation a été nommée organisme chef de file pour la célébration de cet événement.

6 novembre 2008

Le Clézio, prix Nobel de littérature 2008


Le prix Nobel de littérature 2008 a été attribué à l’écrivain français Jean-Marie Gustave Le Clézio pour son oeuvre «de la rupture», a annoncé ce jeudi l’Academie suédoise.

L’Académie a fait ce choix d’un «écrivain de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur d’une humanité au-delà et en-dessous de la civilisation régnante», selon les attendus de l’Académie. L'écrivain s'est déclaré «très ému et très touché» par la récompense, dans une interview en français à la radio publique suédoise. «C'est un grand honneur pour moi», a-t-il ajouté, précisant qu'il remerciait «avec beaucoup de sincérité l'Académie Nobel».

Le Clézio, 68 ans, était considéré comme un favori dans les cercles littéraires suédois depuis plusieurs années et son nom revenait avec insistance cette année. En juin dernier, il avait reçu le prix littéraire suédois Stig Dagerman qu’il lui sera remis ce mois-ci à Stockholm.

Né le 13 avril 1940 à Nice d’une famille bretonne émigrée à l’Ile Maurice au 18e siècle, Jean-Marie Le Clézio est considéré comme un des maîtres de la littérature francophone contemporaine.

Il a reçu entre autres le prix Renaudot en 1963 pour son ouvrage «Le procès-verbal». Il était alors âgé de 23 ans.
Son oeuvre très diverse évoque aussi les voyages et différentes cultures, notamment l’Amérique latine, l’Afrique et l’Océanie.

Les derniers lauréats français sont l’écrivain d’origine chinoise Gao Xingjian en 2000 et Claude Simon, grande figure du Nouveau roman, en 1985.

Le prix Nobel est assorti d'un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (1,02 million d’euros).

2 novembre 2008

Apprenez le français, tout en vous amusant!


Apprendre le français sur Internet est à la fois facile et amusant. Toutefois, les ressources du Web sont si nombreuses qu’il est parfois très difficile de trouver le bon site ou la meilleure page. Cela demande un temps infini…


Ne cherchez plus : naviguez sur le site www.lepointdufle.net et vous y trouverez facilement les meilleures ressources gratuites pour apprendre et enseigner le français. Le site lepointdufle.net, né en janvier 2002, présente une offre diversifiée et utile d’activités interactives et autocorrectives dans tous les domaines : compréhension et production, orale et écrite ; grammaire ; jeux et chansons ; correspondance avec des francophones, parmi bien d’autres.

En plus, c’est un site sur lequel vous pouvez naviguer très facilement en classe ou en autoapprentissage. La première page présente un menu déroulant à gauche (le plan du site) et d’autres parcours possibles. Maintenant, c’est à vous de choisir le domaine que vous voulez approfondir. Cliquez dessus et vous verrez une liste de liens choisis par leur pertinence et ordonnés en fonction de leur degré de difficulté.

On doit souligner que chaque lien est accessible gratuitement, fonctionne en autonomie et propose une correction automatique. Vous pouvez également vous abonner à la lettre d’information mensuelle pour être au courant des nouveautés du site.

Nous vous souhaitons une bonne navigation!

31 octobre 2008

Apprendre une langue en E-Tandem, c'est sympa et facile!

"eTandem Europa" est un projet mené avec le soutien financier de la Commission Européenne dans le cadre de l'Année Européenne des Langues.

Le but de ce projet est de faire connaître au plus grand nombre possible d'européens la possibilité d'apprendre des langues en eTandem, et de leur faciliter les premiers pas.

Les partenaires du projet offrent à tous les apprenants, quel que soit leur niveau, leur âge, ou leur lieu de résidence :

- la recherche gratuite de partenaires natifs de la langue qu'ils désirent apprendre,
- des aides à l'apprentissage en
eTandem,
- des conseils pour les enseignants.

Deux personnes qui se rencontrent pour apprendre la langue de l'autre, cela a toujo
urs existé. Depuis plus de 30 ans, cette méthode d'apprentissage se pratique sous le nom de Tandem.

eTandem est une forme de Tandem où l'on communique avec son partenaire sans se déplacer, grâce à des moyens de communication à distance tels que la correspondance électronique, le téléphone ou la visioconférence.

eTandem convient à tous ceux qui veulent apprendre une langue, qu'ils viennent juste de commencer ou qu'ils souhaitent se remettre à niveau. Quelques connaissances de base ou quelques souvenirs d'école suffisent pour commencer. Vous pouvez tous participer, quel que soit votre âge, votre profession ou votre lieu de résidence. eTandem a déjà fait ses preuves, avec des jeunes de 7 à 77 ans….

Maintenant, c'est à vous de l'essayer!

29 octobre 2008

Francophonie et francophonie


La Francophonie avec un « F » majuscule désigne les institutions de l’Organisation Internationale de la Francophonie, qui regroupe près de 70 Etats et gouvernements, sous différents statuts (membres, associés et observateurs).


La francophonie avec un « f » minuscule désigne les 175 millions de francophones dispersés sur les cinq continents, dont 110 millions de francophones réels et 65 millions de francophones partiels.
L’espace francophone n’est pas seulement une notion géographique ou linguistique, il réunit tous ceux qui éprouvent ou expriment une appartenance aux cultures francophones, et qui adhèrent à un système de valeurs de droit, de démocratie et de tolérance. Rencontres avec ceux qui vivent et font vivre la francophonie au quotidien.

Faisons vivre la francophonie dans nos écoles!