14 janvier 2009

Pour ou contre: les résolutions du Nouvel An





Si leurs opinions sont diamétralement opposées, les deux tombent pourtant d’accord sur un point: tenir une résolution, ce n’est pas facile!




POUR Amélioration assurée


Moi, je suis pour les résolutions du jour de l’An. Je trouve que cette tradition nous encourage à nous améliorer. Quand arrive la fin de l’année, je repense aux buts que je m’étais fixés en janvier, et ça m’aide à choisir ceux que je me donnerai pour la nouvelle année.
D’ailleurs, des résolutions, je n’en prends pas une tonne! Je préfère me lancer un gros défi... et quelques petits. Puis, quand j’arrive au bureau, au retour du congé des fêtes, j’annonce à mes collègues ce que j’ai décidé de changer d’ici à Noël prochain. Je crois que le fait d’en parler m’encourage à persévérer.
Ma mère avait l’habitude, au début de la nouvelle année, de nous réunir pour un repas familial au cours duquel chacun annonçait ses résolutions. Ça me plaisait bien, et je pense que ça m’a poussée à réaliser des choses dont je me croyais incapable, comme abandonner la cigarette et faire de l’exercice. Eh bien, en prenant des résolutions, j’y suis arrivée! Et j’en suis fière. Mais je me connais, mes résolutions, je dois les prendre avant le premier janvier: quand arrive le 15, il est déjà trop tard!


CONTRE De la poudre aux yeux!


Je suis contre les résolutions du jour de l’An, parce que je suis incapable de les tenir et que je déteste ressentir la culpabilité et la déception qui accompagnent trop souvent leur abandon.
Mon sentiment vient peut-être du fait que, dans mon esprit, ces résolutions ont une connotation religieuse et sont souvent liées à des traits de caractère qu’on voudrait modifier. On désire perdre du poids, abandonner la cigarette ou pratiquer un sport. Je me connais, je sais bien que je n’ai ni le courage ni la persévérance nécessaires pour respecter ces engagements avec moi-même. Si les résolutions étaient liées à l’estime de soi, au désir de s’assumer ou de se gâter — en s’offrant une sortie au restaurant ou au cinéma une fois par semaine, par exemple —, je crois que je les tiendrais... Après tout, personne n’est contre la vertu! Je préfère, et de beaucoup, me fixer des objectifs quand je sens que je suis prête et que je pourrai les atteindre.

12 janvier 2009

Résolutions du Nouvel An pour étudiants


C’est simple faire des résolutions, mais est-ce qu’on les prend sérieusement? Dans un sondage récent, les membres de boursetudes.com ont dit que la santé est la préoccupation primaire et les études viennent en deuxième place. Voici quelques résolutions populaires pour les étudiants ainsi que quelques conseils pour vous aider à les garder.

1) Devenez une personne qui fait attention à sa santé

Faites attention aux régimes à la mode. Les solutions miracles ne fonctionnent pas et la durée de vie d’une solution simple est courte.
Quant à la nourriture, la modération est la solution saine.
Utilisez les escaliers et non les élévateurs, prenez la route touristique, et laissez la voiture à la maison.
Prenez avantage du gymnase à l’école. Les frais sont réduits ou c’est tout à fait gratuit. Les gymnases dans votre communauté offrent aussi des rabais étudiants.
Votre médecin de famille peut vous aider à créer un programme qui vous convient.

2) Les études - obtenez des meilleures notes et devenez un étudiant studieux

Créez un cercle d’études avec vos amis. Partagez vos idées et apprenez des nouvelles choses. Vous ne devez pas toujours étudier par vous-même.
Vous perdez des points parce que vous ne soumettez pas vos travaux à temps? Arrêtez donc de procrastiner. Utilisez la devise « c'est le moment ou jamais », vous pourriez éviter les fautes de dernières minutes et les crises de panique.
N’hésitez pas d’utiliser les ressources disponibles à vous ou de demander de l’aide. Si vous en avez des troubles avec certains concepts, demandez un professeur, un parent, un aide-enseignant, ou un ami. C’est la responsabilité à vous de demander de l’aide si vous en avez besoin.

3) Question d’argent et/ou la création d’un budget
Essayez de créer un budget mensuel pour les divertissements, la nourriture, les articles de toilette, etc…
Décidez quels sont vos besoins et désirs (nouvelles chaussures et PS3 ne sont pas des nécessités!). Si vous achetez un « désir », est-ce que cela affectera vos chances d’acheter un « besoin » ? Soyez réaliste quant à vos habitudes de dépenses et essayez d’identifier vos faiblesses pour que vous puissiez les éviter.
Faites plusieurs demandes de bourses d’études. Prenez note des dates limites sur vos calendriers et essayez de vous créer des objectifs pour les formulaires que vous devrez soumettre. Exemple, « je soumettrai 3 demandes chaque mois ».
Ouvrez un compte d'épargne de haut intérêt et contribuez un montant fixe chaque mois. Vous pouvez même bloquer le compte pour que vos fonds soient déposés facilement et retirés avec difficulté. Sans rien faire, vous accumulerez l’intérêt.

4) Tenez-vous à vos résolutions!
Au lieu de créer une liste de résolutions standard, vous devrez convertir vos idées en buts mesurables. Par exemple, essayer de « aller à la gymnase 2 fois par semaine » et non « perdre du poids».
Prenez un morceau de papier et écrivez vos buts, et si vous êtes vraiment motivé, gardez une liste de vérification pour évaluer votre progrès. Vos chances de succès seront meilleures si vous pouvez voir vos résultats.
Créez des buts réalistes et réalisables. Si vous ne pouvez pas atteindre les buts que vous avez créés, vous serez frustré et vous abandonnerez la liste de vos résolutions.
Parlez de vos intentions à vos parents et amis. Durant les temps difficiles, ils seront votre système de soutien.

Bonne chance et meilleurs vœux pour le Nouvel an !





2009, année internationale de l'astronomie

2009, année européenne de la créativité et de l'innovation



Après avoir célébré le dialogue interculturel en 2008, l'Union européenne veut faire de 2009 l’année européenne de la créativité et de l’innovation. Son coup d'envoi a été donné mercredi 7 janvier 2009 à Prague, en République tchèque, pays qui vient de prendre la présidence semestrielle du Conseil de l'UE, en présence de Ján Figel, commissaire européen en charge de l'éducation, la formation, la culture et la jeunesse.



L'année européenne, à quoi ça sert ?
La tradition des années européennes remonte à 1983 où l’UE a commencé à proclamer le thème de l’année, souvent en collaboration avec le Conseil de l’Europe.
Elle vise à mettre en avant un thème particulier et à le décliner dans les différents domaines d'intervention de l'UE tout au long de l'année. C'est la Commission européenne qui, après avoir proposé le thème de l'année au Conseil des Ministres et au Parlement européen, est responsable de le promouvoir auprès des citoyens européens, au travers de manifestations publiques (conférences, expositions, débats, etc.).

Pourquoi "la créativité et l'innovation"?
Le thème choisi est révélateur des priorités actuellement affichées par l'Union européenne. En 2009, l'idée est de promouvoir les capacités de créativité et d'innovation grâce aux systèmes d'éducation et à la formation continue, l'un des objectifs de long terme de l'UE étant de faire de l'Europe l'économie la plus performante au monde d'ici à 2020.Cette initiative est partie d'une recommandation du Parlement européen et du Conseil de décembre 2006 selon laquelle :
il faut réfléchir aux méthodes d'enseignement et d'évaluation des acquis éducatifs,
la motivation et l'esprit d'initiative, sur lesquels repose la capacité de création et d'innovation, devraient être davantage valorisés tout au long du parcours éducatif des jeunes.

En quoi cela consiste ?
Comme les éditions précédentes, l'année européenne de la créativité et l'innovation s'appuie sur des programmes et initiatives préexistants dans de nombreux domaines. Cette année, ils engloberont non seulement l'éducation et la formation, mais également l'entreprise, les médias, la recherche, les politiques sociales et régionales et le développement rural.

Perspectives de l'année 2008


Dire que l’année 2008 a été positive sur le plan international serait sans doute exagérément optimiste. Depuis le début du millénaire, à l’heure de tirer des bilans stratégiques, la colonne des mauvaises nouvelles l’emporte, hélas, régulièrement sur celle des bonnes nouvelles. Les rares espoirs de fin d’année sont régulièrement balayés par les réalités des mois suivants, alors que les perspectives pessimistes sont pour leur part généralement confirmées.



Ainsi, fin 2007, l’un des facteurs d’optimisme était les suites de la Conférence d’Annapolis au cours de laquelle le Président Bush s’était engagé à parvenir à un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens avant la fin de son mandat. Rien de tel n’est survenu, seuls les plus naïfs pouvaient y croire vraiment, et c’est au contraire sur un déluge de feu sur Gaza que l’année 2008 a pris fin.


L’année 2008 s’est aussi terminée sur les terribles attentats de Bombay faisant craindre la montée des tensions voire un affrontement entre l’Inde et le Pakistan et des violences intercommunautaires en Inde. Ces attentats font écho à l’assassinat de Benazir Bhutto sur lequel 2007 s’était clos.


2008 aura été l’année de cette terrible crise financière, née aux Etats-Unis mais qui s’est étendue au monde entier. Du fait de l’importance de l’économie américaine, lorsque les Etats-Unis éternuent, c’est le reste de la planète qui s’enrhume. Cette crise atteint par contre-coup la Chine pour laquelle le marché américain est essentiel pour le maintien de sa croissance. Les pays qui exportent en Chine craignent ainsi à leur tour des répercussions négatives. Dans le monde entier, la crainte du chômage et de la récession, voire de la faillite, se ressent chaque jour. Et le pessimisme des consommateurs constitue un facteur d’aggravation de la crise.


Pour la Chine, cette crise vient jeter une zone d’ombre sur une année qui aura été réussie avec le succès des Jeux Olympiques. Pékin a été au centre du monde, a rempli ses objectifs et à assumer son rang aussi bien sur le plan sportif que sur le plan organisationnel. Le triomphe symbolique – et les symboles comptent en cette ère de communication – a confirmé la montée en puissance de la Chine.


Côté Russie, l’effondrement du cours des matières premières énergétiques freinent ses ardeurs. Mais elle a su marquer un coup d’arrêt brutal aux humiliations stratégiques subies dans une période récente, lorsqu’elle a défait l’armée géorgienne équipée par les Etats-Unis. Poutine a réussi sa transition du pouvoir en confiant la présidence à Mevdevev, un de ses proches, qui partage sa vision du rôle de la Russie dans le monde. La Russie, si elle n’est toujours pas populaire, est du moins de nouveau crainte et respectée sur la scène internationale.


L’Europe, qui désespère régulièrement ses plus chauds partisans a, quant à elle, su parler d’une seule voix aussi bien lors de la guerre entre la Russie et la Géorgie que lorsqu’il a fallu faire face à la crise financière ; elle a donc été plus audible et a su jouer un rôle beaucoup plus important que d’habitude. C’était d’autant plus visible que George W. Bush donnait l’impression d’avoir déjà quitté la Maison Blanche. Il y avait un vide de pouvoir à Washington. La Chine, la Russie et l’Europe se sont donc renforcées cette année.


Mais la grande nouvelle de 2008 aura été l’élection de Barack Obama, qui a redonné un sourire aux Etats-Unis. Sa victoire est bien sûr importante sur le plan intérieur américain car elle marque une fantastique avancée sur les questions raciales. Elle est surtout importante pour le reste du monde, désireux de tourner la catastrophique page des années George W. Bush et de voir les Etats-Unis revenir à une politique moins agressive, moins dangereuse et plus multilatérale. Mais cette bonne nouvelle, si elle doit être saluée, ne peut faire tomber dans une un optimisme excessif. C’est parce que la situation était catastrophique aussi bien sur le plan intérieur que sur le plan international que Barack Obama a été élu. Il doit donc faire face à une tâche gigantesque et quelles que soient ses indéniables qualités, il n’est pas magicien. Mettre fin à la crise économique et sociale américaine, éviter la montée du chômage, assurer une sortie digne et calme d’Irak, gagner la guerre en Afghanistan, refonder un nouveau lien transatlantique, gérer de façon pacifique le dossier iranien pour assurer une sortie de crise, régler enfin la question palestinienne en s’y attelant au début de son premier mandat, et non pas à la fin de son second, tout en surveillant comme le lait sur le feu le dossier indo-pakistanais et inter-coréen. Bâtir une relation apaisée avec Moscou et Pékin, prendre en compte les pays émergents. Sans oublier la lutte contre le réchauffement climatique et la gouvernance économique internationale, voilà les défis auxquels Barack Obama devra s’attaquer.


par Pascal Boniface, directeur de l’IRIS