Etablir un contact devient de plus en plus difficile. La moindre réflexion tourne à la dispute et vos questions restent sans réponse. La plupart des parents sont en fait bien conscients des transformations qui s’opèrent en vous mais ne savent pas toujours comment s’y prendre pour que ce changement de cap se passe bien. Et puis il y a ceux qui ne se font pas à l’idée de perdre leur "bébé", de le laisser voler de ses propres ailes et qui continuent à le couver, voire à l’étouffer. Mais il faut rappeler que les mentalités ont bien changé depuis leur propre adolescence.
Parler de sexe ou de drogue chez eux n’était à l’époque même pas concevable dans la grande majorité des familles. Ils ont cependant vécu comme vous des "épopées" sentimentales qui se sont plus ou moins bien terminées. Ce qu’ils souhaitent surtout c’est que vous ne viviez pas les mêmes déceptions, qu’elles viennent du coeur ou des études. Ils essaient de vous protéger, mais ils oublient que vous avez à faire vos propres expériences. Si vos parents vous rabâchent sans cesse les oreilles avec les études, c’est parce que les diplômes ouvrent de nombreuses portes. Ils prennent cette opportunité comme une aubaine et souhaitent absolument que vous réussissiez.
Il est vrai qu’ils en oublient que votre petit coeur réclame autre chose que l’affection parentale et que vos hormones s’agitent. Ce n’est pas réellement un oubli, c’est plus une précaution. Ils ne veulent pas que vous souffriez et vous protègent. Cette attention se révèle cependant étouffante et invivable pour la plupart des adolescents. L’idéal serait de réussir à mettre en place un dialogue ou du moins un échange d’idées pour améliorer cette situation. Ce n’est certes pas évident. Mais alors, pourquoi ne pas tout simplement leur demander comment ils étaient à votre âge, quelles histoires ils ont vécu, et se baser alors sur une complicité qui peut parfois se révéler amusante. Ils ont tellement de choses à vous raconter ! Et puis parler de leurs petites mésaventures passées se révélera plus facile pour eux que d’embrayer directement sur des sujets dits "tabous". Ça leur permettra également de revivre certains moments agréables et de vous les faire partager. Il est de toute façon bien rare que les parents n’aient rien à raconter, et s’ils hésitent, c’est tout simplement parce qu’ils sont gênés.
Montrez-leur que vous avez grandi et que vous êtes désormais capable de les comprendre. Mais les efforts à faire pour améliorer l’ambiance "à la maison" doivent être fournis par les deux parties, c’est-à-dire par vos parents mais aussi par vous-même. Soyez un peu compréhensifs s’ils vous fixent un couvre-feu à 23H et au lieu de râler, tentez plutôt d’engager une petite négociation. Ils s’inquiètent pour le retour ? Demandez-leur de venir vous chercher, il n’y a aucune honte à ça. De même s’ils vous interdisent de sortir tard la veille d’un contrôle de maths : pour obtenir un peu plus d’autonomie il vous faudra d’abord gagner leur confiance. Restez un peu avec eux avant de vous coucher et témoignez-leur vos inquiétudes pour le contrôle. Ils en seront ravis et entre nous ça vous permettra d’être plus efficace le lendemain durant l’épreuve. Ils considèreront très certainement vos efforts et vous accorderont quelques libertés supplémentaires pour le prochain week-end. Par la suite tentez de prendre de plus en plus souvent ce genre de décisions qui montrent que vous grandissez. Faites des deals et tenez-vous-y !
En leur montrant que vous êtes capable de gérer votre vie de façon autonome, tout en gardant en mémoire qu’ils sont là en cas de problème, ils réaliseront vraiment que vous changez de façon positive !
Au final, les parents ne sont pas les méchants et les "ados" non plus... Alors, à chacun de faire des efforts pour que tout se passe pour le mieux!
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